Blog Chirurgie Esthetique

Wikipedia : La chirurgie plastique est une spécialité chirurgicale qui répare ou remodèle une structure tégumentaire ou une forme du corps humain (ou animal en chirurgie vétérinaire). Touchant presque toutes les régions anatomiques, exceptés l'intérieur du crâne, du thorax et de l'abdomen, son champ d'action est vaste. Ses grands champs d'activités sont: chirurgie esthétique, chirurgie de la main, chirurgie crânio-faciale, chirurgie des brûlés, chirurgie reconstructive et chirurgie plastique pédiatrique

La chirurgie esthétique n'est qu'une des nombreuses applications de la chirurgie plastique.

Correspondant à une demande de la personne qui souhaite y avoir recours, la chirurgie esthétique n'est motivée ni par une pathologie ni par ses séquelles, mais par les conséquences morphologiques du vieillissement (exemples : lifting cervico-facial, resurfaçage cutané par laser, blépharoplastie, calvitie, ptôse mammaire, etc.), de la grossesse (ptôse mammaire, plastie abdominale), ou de disgrâces acquises ou constitutionnelles non pathologiques (exemples : rhinoplastie, implants mammaires, lipoaspiration). Elle comprend des actes thérapeutiques effractifs (c'est-à-dire chirurgicaux) et non effractifs (c'est-à-dire médicaux). Non pris en charge par les organismes sociaux, ces actes doivent être effectués en France dans le strict respect de la Loi Kouchner de mars 2002 et de ses décrets d'application et circulaires de 2005, par des spécialistes autorisés par la loi, dans des structures agréées.

La chirurgie esthétique ne peut être pratiquée que par des chirurgiens compétents dans le territoire anatomique de leur spécialité (par exemple paupières par un chirurgien ophtalmologiste, ou rhinoplastie par un chirurgien ORL). Les actes médicaux à visée esthétique ne peuvent être « effractifs » selon la définition de l'Académie de Médecine (qui définit l'acte « chirurgical » comme « un acte médical effractif, à visée diagnostique ou thérapeutique, dont la réalisation est confiée à un membre d’une profession médicale ayant été dûment formé et validé dans une spécialité chirurgicale officielle, acte effectué dans les conditions réglementaires en vigueur ») et ne peuvent introduire dans l'organisme, par effraction ou injection, de matériels ou de substances non résorbables. Ces actes médicaux ne peuvent être éventuellement pratiqués que par les mêmes chirurgiens ou par les médecins spécialisés en dermatologie. Seule la qualification hospitalo-universitaire et ordinale (Conseil de l'Ordre des Médecins) donne le droit d'exercice, les diplômes d'université n'étant que des formations complémentaires.

La chirurgie esthétique : une chirurgie pour tous ?

Voici un article intéressant sur la chirurgie esthétique et ces lois écrit par Droit-Medical, que j’ai trouvé vraiment intéressant et je vous le partage ici :

La chirurgie esthétique non réparatrice s’adresse à des personnes saines qui désirent modifier leur aspect esthétique. Il s’agit d’une chirurgie coûteuse qui n’est pas remboursée par les assurances maladie. Avant la Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 sur la qualité du système de santé et les droits des malades, seul un arrêté du ministre délégué aux finances et au commerce extérieur en date du 17 octobre 1996 encadrait la chirurgie esthétique. Celui-ci faisait obligation au chirurgien esthétique de remettre avant toute intervention un devis détaillé au patient.

  La loi du 4 mars 2002 précitée consacre son chapitre II à la chirurgie esthétique. Cet ensemble législatif s’articule autour de deux volets : le premier est relatif à la qualité des installations exigées de la part des établissements se livrant à cette pratique chirurgicale et le second renforce les obligations du praticien vis-à-vis du patient.

La réglementation nouvelle impose une accréditation des installations de chirurgie esthétique. L’exigence d’une installation appropriée devient un enjeu pénal pour les établissements de santé accueillant des plannings de chirurgie esthétique. En effet, des condamnations pénales peuvent être prononcées en cas d’installation ne répondant pas aux « conditions techniques de fonctionnement » définies par décret.

La relation médicale établie entre le patient et le chirurgien esthétique est strictement définie. Des obligations lourdes, mais nécessaires, rythment le déroulement du contrat médical de chirurgie esthétique. Le consentement du patient est solidement protégé par un délai de réflexion ainsi que par la remise d’un devis détaillé de l’acte médical. Le patient devient-il alors un véritable « consommateur » de soins médicaux ?

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